Il m'est arrivé quelque chose de singulier ce soir. Ma bien-aimée s'étant couchée assez tôt, je suis sorti seul profiter de la douceur du printemps. Alors que mon regard se posait sur les placards qui fleurissent devant les bâtiments publics en cette période d'élections présidentielles, une pensée incongrue traversa mon esprit: je déplorai qu'aucun des candidats n'ait abordé le sort à réserver à mes semblables et m'inquiétai de comment chacun agirait à notre sujet s'il était élu.

Funeste pressentiment, ou simples divagations d'un esprit tourmenté?