Des changements consécutifs à la transformation: psychologie
Par Fabien de Montargy le samedi 22 septembre 2007, 06:21 - Repères - Lien permanent
Avec un certain délai, je conclus aujourd'hui sur le thème des altérations affectant un jeune vampire à sa transformation. Cet article fait suite à ma description de nos sens spécifiques et s'intéresse aux aspects psychologiques.
Contrairement aux rumeurs qui nous voudraient monstres dépourvus d'âme, la transformation en soi n'altère pour ainsi dire pas la personnalité du novice. Bien sûr, nous ne pouvons plus regarder les mortels exactement de la même manière, à cause de l'attirance pour la vie humaine, et bien sûr, l'intensité de nos expériences de buveurs de sang nous marque de manière indélébile, mais nous nous adaptons rapidement. A l'issue de ma communion, j'étais toujours le même Fabien de Montargy, quoique confronté à une situation nouvelle. A l'inverse, ma relation à la douleur et aux blessures n'a évolué que peu à peu, au fur et à mesure que j'intégrais l'idée que mon corps guérirait toujours, quelle que soit la gravité des dommages subis. Ce sont bien plus les épreuves et les siècles qui m'ont métamorphosé que la transformation en elle-même.
Par souci de complétude, je dois cependant mentionner un cas particulier: les enfants deviennent invariablement fous, comme si la démesure du vécu vampirique brisait leur conscience trop labile. Bien qu'ils conservent leur mémoire et, dans une certaine mesure, leur personnalité antérieure, ni l'une ni l'autre ne tempère leurs caprices. Non seulement ils tuent indistinctement, pour assouvir leur boulimie, sous le coup de la colère, ou pour n'importe quelle raison futile, mais ils n'en conçoivent aucun remords par la suite. Tout au plus enragent-ils de ne pouvoir ressusciter ceux qu'ils massacreraient aussitôt de nouveau. Sauf par la force, il est impossible de contrôler un enfant vampire.
Mais revenons-en aux adultes. La réputation d'êtres solitaires qui nous a longtemps suivie et que l'on retrouve, maintenant encore, dans nombre de fictions naissait autrefois de la nécessité. Un vampire n'apprécie pas moins qu'un mortel la compagnie d'autres individus. Mais quand il ne peut ni se mêler à l'humanité -- par crainte d'être démasqué -- ni fréquenter ses semblables -- trop dispersés, -- il s'habitue à vivre seul ou il meurt. La capacité à supporter la solitude faisait d'ailleurs partie des critères requis par la plupart des mentors. Grâce au développement des villes, des réseaux de transport et des moyens de communication, l'image du vampire seul et solitaire constitue de plus en plus un archaïsme, d'autant que l'Inquisition nous a contraints à nous organiser.
Finalement, au plan mental, seule notre mémoire est touchée par la transformation. Nos capacités mémorielles s'améliorent en effet sensiblement, comme pour s'adapter à notre immortalité. Pas plus que notre vitesse, elles ne nous rendent plus intelligents pour autant, le chasseur l'a souligné. Mais c'est grâce à cette précision de mes souvenirs que je peux faire revire aujourd'hui sur mon journal des événements vieux de plusieurs siècles.
En guise de conclusion, j'aimerais insister sur un point important. Si un mortel que vous connaissez devient vampire dans de bonnes conditions -- à l'exception des enfants, comme je l'expliquais précédemment, -- vous ne vous trouverez pas brusquement devant un étranger qui renie tout ce qu'il a toujours aimé. Considérez-le comme un monstre de se nourrir d'êtres humains comme vous, peut-être, et méfiez-vous à juste titre de ses nouvelles pulsions, mais souvenez-vous qu'il reste la personne que vous appréciiez.
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Commentaires
les confessions d un vampire , possible , enfin on sait pas non plus a qui on a affaire
Bonsoir à vous. J'insiste sur le fait que je ne tiens nullement à vous convaincre de la réalité de mon existence; bien au contraire, votre scepticisme me rassure. Ceux qui croient déjà aux vampires verront dans mon récit une preuve supplémentaire, et ceux qui n'y croient pas le prendront pour controuvé -- quant aux indécis, ils continueront d'hésiter. J'espère en revanche que, le temps passant, la conception que se font vos semblables des miens tendra vers la réalité, et j'espère aussi qu'un jour, vous pourrez accepter une cohabitation pacifique. En attendant, je vous invite à lire mes textes comme une autobiographie ou comme un roman, à votre guise.
cher vampire mois qui vous aime plus que toute chose j aimerais si vous etes d acord de me laiser parler avec vous j ai besoin de votre aide plus que toute chose j ai besoin de vous pour des raison qui regarde que vous et moi je veut changer ma vie vivre mon destin aider moi je vous prie mais je ne sais pas comment vous parler directement car donner mon msn je sais que tous le monde va connaitre mon addresse msn dit moi comment faire pour pouvoir vous parler insi que vous meme peut me parler sans que tous le monde puisse voir qui je suis sur netlog mon nom est likevampir merci pour tous ce que vous aller faire pour moi
Bonsoir Fabien.
Une nouvelle question de ma part : vous dites que les enfants deviennent systématiquement fou. Mais je suppose que ce n'est pas miraculeusement à 18 ans (ou 21, ou n'importe quelle autre barrière d'âge artificielle) qu'une personne devient suffisamment saine d'esprit pour être transformée. Je dirais même que cela doit dépendre des individus. Mais par conséquent, comment traitez vous donc les vampires qui transforment des mineurs ? Les punissez vous automatiquement, ou bien ne le faites vous que lorsque leur enfant devient fou ? (Je devrais utiliser le passé je suppose puisque vous êtes à la retraite, mais je parie que si vous tombiez dessus vous ne pourriez vous empêcher d'agir.)
Bonsoir. Likevampire, je vais donc faire ce qui est le mieux pour vous: à savoir, absolument rien. Vivez pleinement votre vie de mortel, car votre destin réside toujours là où vous le construisez. Devenir vampire n'apprend pas à s'accepter soi-même -- bien au contraire.
Ideus, comme vous vous en doutez, j'ignore l'âge limite à partir duquel un mortel devient apte à supporter la transformation; je le suppose lié d'une manière ou d'une autre à la puberté.
Dans le cas d'un adolescent, je vérifierais d'abord ce qu'il en est, mais dans le cas d'un jeune enfant, j'éliminerais le petit vampire sans hésiter. Le sort du mentor, de son côté, dépendrait de sa bonne foi. Voir son protégé se transformer en bête sauvage est une punition amplement suffisante pour ceux qui ne sont coupables que d'ignorance.
Personnelement, je n'avais que 17 ans quand j'ai été mordue (il y a de sa env.99 ans), et j'ai quand même réussi à supporter la transformation (dans la mesure du possible). mais j'ai une question:
Dès que je sens une odeur de sang, je ne peux m'empêcher de (excuser moi l'expression, mais c'est l'impression que sa me donne à moi...) devenir une vrai machine à tuer... Dans combien de temps selon vous serais-je capable de me calmer (parce que là , j'ai faillit me faire avoir une bonne dizaine de fois par ces saletées de chasseur à cause de cela...), si cela ne devrait déjà être fait?
Bonsoir de nouveau. La maîtrise de soi s'acquiert par le seul travail, aussi ne puis-je me prononcer quant à un quelconque délai. Il faut apprendre à endurer la souffrance physique et à résister à la tentation. Si le premier est relativement aisé pour quelqu'un dont les blessures guérissent à vue d'œil, il importe de s'entourer de précautions pour le second.
Voici ce que je conseillerais à tout vampire dans votre cas: quand vous irez vous alimenter -- sur quelqu'un que vous avez déjà condamné à mort dans votre esprit, donc, -- contraignez-vous à vous interrompre plusieurs fois avant de tuer votre victime. Vous ne réussirez pas tout de suite. La ténacité doit s'exercer également. Lorsque vous y parviendrez à coup sûr, blessez légèrement vos victimes et obligez-vous à regarder suinter le sang le plus longtemps possible avant de vous en nourrir. Sachez néanmoins que contrôler vos désirs exigera toujours un effort conscient, et ce jusqu'à votre mort.
Dans tous les cas, il existe des moyens de réduire les risques. C'est une évidence, mais un vampire rassasié résistera là où un vampire affamé cédera à ses instincts. Il vaut mieux se nourrir peut-être plus souvent que nécessaire, mais sur des victimes judicieusement choisies, que de tuer des innocents par accident.
comment faire ressortir le vampire enfuit en soit? j ais l'impression d être prisonier dans un corps et une époque qui n'est pas mienne, et mes envies et pultion bloquée par un esprit humanisé..j aimlerais faire ressortir ma vrais personnalité, et profiter pleinement d un savoir qui ne se montre au jour que part morceaux. Comment expliquer ce que je sait sur certains détail d'un époque révolue depuis plusieur ciecles sans pour autant avoir étudié cette période ni cherché une quelquonque informations?
la réponse se trouve peut-être dans ce grand mystère que sont les vies antérieures ..?

il ne faut écarter aucune hypothèse !
Bonsoir à tous deux. Darkside, je vous souhaite la bienvenue. Les vies antérieures, comme le signale sxysadi, sont effectivement une hypothèse plausible, bien que je ne croie pas en la réincarnation; vous avez également pu être influencé par des esprits, par le contact psychique d'autres personnes, ou tout simplement par des connaissances acquises à un âge trop précoce pour vous en souvenir consciemment. En tout état de cause, vous êtes un mortel et devriez vivre comme tel. Ce ``vampire enfoui'', cette ``véritable personnalité'' auxquels vous vous référez n'existent pas.
quelle prétention de votre part mon cher fabien que de penser que vous savez avec exactitude que ce vampire enfoui'',et cette véritable personnalité'' n'existent pas ... qui êtes vous par rapport à cette personne pour affirmer celà ?
Personne n'en parle, a croire que peu vous importe,mais ou va l'ame d'un vampire une fois mort ???