Des changements consécutifs à la transformation: perception de soi
Par Fabien de Montargy le lundi 23 juillet 2007, 01:51 - Repères - Lien permanent
Voici la suite de ma présentation des changements affectant un vampire après sa transformation. J'aborde principalement ici les points liés à la perception de notre propre corps. Est-il encore utile d'ajouter que je serai ravi de répondre à vos éventuelles questions?
En première approximation, notre perception de nos membres ne se modifie pas, bien que, notre sens tactile se décuplant, nous ayons beaucoup plus facilement tendance à remarquer les matières au contact de notre peau. L'image mentale que je me fais de mon corps est semblable à celle d'un mortel. Nous conservons également notre sensibilité proprioceptive -- c'est-à-dire liée aux muscles et aux os, -- notre équilibre et notre rapport à l'espace. Cela nous vaut d'ailleurs plus d'une chute avant d'avoir appris à adapter nos gestes à notre force et notre rapidité de vampires: il nous faut réinventer les réflexes autrefois les plus naturels.
Dans un autre domaine, nous partageons avec vous ce petit pincement au cœur en cas d'émotion subite, heureuse ou douloureuse, mais j'en ignore l'origine physiologique. Notre myocarde se contracte-t-il réellement en ces instants, comme il en donne l'impression? Ou s'agit-il d'un tout autre phénomène? Je ne le sais. Voilà en tout cas un point commun que vous ne soupçonniez peut-être pas. Du côté des différences, nous avons en propre une sensation que vous ne pouvez connaître: cette sorte de chatouillis des chairs et des membres en train de se régénérer à vue d'œil. Je ne la qualifierai pas d'agréable, mais puisqu'elle annonce la fin de la souffrance d'une blessure, elle est toujours la bienvenue.
Signalons également que nous ne ressentons aucun vertige après un mouvement brusque ou une rotation prolongée alors que, comme je le décrivais ci-dessus, notre sens de l'équilibre se conserve à l'identique. Un vampire ne souffrira pas du mal des transports, ou uniquement pour des raisons psychologiques. La fatigue aussi évolue, sans pour autant disparaître. Nous ressentons une faiblesse dans nos muscles après un effort trop intense; en revanche, nous ne subissons évidemment ni essoufflement, ni accélération du rythme cardiaque et battement du pouls dans les tempes, ni non plus de point de côté. L'épuisement lui-même s'évanouit vite après un peu de repos, nettement plus rapidement que chez un mortel, et nous sommes épargnés aussi bien par les courbatures que par les crampes.
Je terminerai cet article par un point qui, justement, ne change pas, contrairement à ce que vous pourriez croire: nous ressentons la douleur de la même manière que vous. Seules les causes évoluent. Ainsi, la souffrance de la privation de sang, qui n'a pas d'équivalent chez les mortels, remplace l'ensemble des petites douleurs quotidiennes que vous connaissez et que nos capacités de guérison font disparaître. Quoiqu'il nous soit plus facile d'apprendre à résister à la souffrance dans la mesure où nous savons ne pas craindre de séquelles, nous avons tout aussi mal que vous quand nous nous blessons, à gravité équivalente. Certains chasseurs l'ont d'ailleurs bien compris.
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Commentaires
Bonsoir Fabien, Vous citez souvent souvent les Chasseurs mais qui sont il vraiment et quelles sont leur méthodes ? Et leurs motivations ? Sont il diriger par un homme (ou femme) ? Et enfin (sujet n'ayant rien a voir) Comptez vous nous ecrire au sujet de votre dague, car j'admets etre curieux a son sujet, etant moi meme fasciné par les armes blanches!?!
Merci D'avance
Cher Fabien, un petit mot pour vous dire que je ne vous oublie pas. Ma vie devrait ce stabiliser au mois de septembre et je pourrais enfin vous suivre régulièrement.J'éspère que vous allez bien, je vous embrasse.
Mercana.
> je vous embrasse
Il y en a qui n'ont pas froid aux yeux
Pour Laura : au fait, sympathiques ces yeux qui nous accueillent en haut des messages désormais
{Tu as reconnu d'où ils viennent, je pense?
D'ailleurs, ajout d'un
petit lien dans ma blogroll, si vous voulez avoir une idée de l'apparence physique de
Fabien.}
Bonsoir à vous tous. Valraune, j'envisage en effet de vous parler plus en détail de ma dague quand j'en viendrai à la période de ma vie où elle fut fabriquée. Je crains que vous ne deviez user d'encore un peu de patience, néanmoins.
Au sujet des chasseurs de vampires, je vous invite à lire ma réponse à Mercana à leur sujet, qui, me semble-t-il, répond à vos interrogations. En quelque mots, il existe plusieurs organisations passablement disparates dans leurs motivations comme dans leur fonctionnement et leurs méthodes. Toutes ont cependant en commun d'œuvrer à nous exterminer jusqu'au dernier -- et une propension à nous attaquer durant le jour, évidemment. Pourtant, je reste persuadé que la plupart baisseraient les armes, si seulement ils acceptaient de nous laisser une chance.
D'une manière générale, les mortels qui découvrent notre existence nous deviennent aussitôt hostiles, sans chercher à déterminer ce dont on peut ou non légitimement nous accuser. Nous sustentons notre immortalité en volant la vie d'êtres humains, donc nous sommes des monstres maléfiques, donc il faut nous éliminer coûte que coûte. Que la majorité d'entre nous épargne, voire protège les innocents importe peu. L'humanité ne tolère pas de laisser des créatures dangereuses rôder en son sein.
C'est justement pour ces raisons que j'ai créé ce journal, pour vous montrer qui nous sommes réellement, sans fard ni préjugé. Si vous devez nous annihiler un jour, que ce soit au moins en connaissance de cause...
Mercana, votre confiance m'honore, tout virtuel que soit votre baiser. Comme le relève gyver, les miens inspirent plus volontiers la crainte que l'affection. Peut-être, après tout, les relations entre mes semblables et les vôtres sont-elles en train de changer; peut-être reste-t-il un espoir?
Je vous souhaite de bonnes vacances d'été, si vous en prenez, et accueillerai avec plaisir votre retour sur mes pages. Malgré tout, restez prudente et n'oubliez pas que vous ne savez de moi que ce que je veux bien vous dire. Faites attention à vous.