Premiers Pas sur la voie du vampirisme
Par Fabien de Montargy le mardi 10 juillet 2007, 04:26 - Mon histoire - Lien permanent
Après avoir subi l'humiliation de me faire dévêtir et revêtir comme un enfant pour m'éviter de déchirer mes effets, j'accompagnai Antoine jusqu'au repaire des complices de mes deux victimes, dont nous emportâmes les corps en vue de les abandonner en chemin aux animaux de la forêt. Le remords passager que j'avais éprouvé en tuant le deuxième homme avait totalement disparu, et c'était même avec une certaine satisfaction que j'anticipais le meurtre des autres coquins. Devenir vampire ne m'avait pas pour autant transformé en un monstre insensible; simplement, la peine de mort était à l'époque considérée comme un châtiment approprié pour leurs agissements. Nous allions omettre l'étape d'un jugement officiel et ils périraient d'hémorragie plutôt que par pendaison, voilà tout. La population n'en vivrait que mieux, et la morale resterait (presque) sauve.
Sur le trajet, tout m'émerveillait, à commencer par la clarté avec laquelle je distinguais le paysage et les bonds prodigieux que j'étais capable d'effectuer. Je me sentais si léger que je croyais voler, mais ce n'était dû, en réalité, qu'à ma force nouvelle et à notre course plus véloce que le galop d'un cheval. Combien de fois je chutai stupidement, ne parvenant pas à ajuster mes gestes aux capacités de mon corps de vampire! Mais je riais d'autant plus de ma pitoyable maladresse que la moindre blessure s'effaçait en un instant.
Je repris une contenance sérieuse lorsque nous arrivâmes en vue de notre objectif. Mon mentor m'expliqua que nous allions endormir les brigands grâce à nos talents d'hypnose avant de nous en nourrir, afin de m'entraîner à son usage tout en les empêchant de donner l'alerte. Mais auparavant, il me fit approcher en silence et estimer de l'extérieur le nombre d'individus présents. Cette simple tâche me confronta à des difficultés inattendues: me mouvoir discrètement exigeait une grande concentration, et plus encore extraire les sons pertinents du tintamarre que je percevais désormais.
« Ils sont deux, finis-je par annoncer, me fiant aux murmures que mon ouïe avait pu identifier.
- Trois, corrigea Antoine, mais le troisième doit dormir. Tu devras apprendre à isoler les odeurs et le bruit des respirations. Bon, nous allons entrer et les endormir sans leur laisser le temps de réagir. Tu es prêt? »
J'acquiesçai. J'allais commettre mes premiers meurtres prémédités en tant que vampire. Les premiers d'une série incommensurable qui ne prendra fin qu'avec ma propre mort.
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Commentaires
ou est comment fait on pour rencontré un vampire??
je suis un passionné de la question?
j'ai une question à te poser :
tes textes paraissent assez romanesques et je voulais savoir si ce que tu dis est réel ou si tu invente une histoire que c'est une sorte de roman ? ( sans vouloir t'aufençer c'est une simple question parceque je ne sais pas si je dois croire à ce que tu écris ou si je dois le voir comme une simple histoire car si tout ce que tu dis es vrais ça me permetrais de répondre à mes questions sur les vampires sur leur réalitée ou non ) et depuis combien de temps tu es un vampire? et c'est une question idiote certes mais es ce que les vampires peuvent dormir ?
Bonsoir et bienvenue.
Legacy, ni moi-même ni mes semblables n'accepteront de vous rencontrer, comme je l'ai déjà expliqué à de nombreuses reprises.
Sid, vos ne m'offensez pas, et oui, c'est bien ma vie que je relate. Je ne vous demande cependant pas de me croire; en vérité, je préfère que vous voyiez mes écrits comme une simple fiction.
Vous trouverez la réponse à votre première question dans le récit de mon passé; en l'occurrence, je suis un vampire depuis la première moitié du XIVe siècle. Pour la deuxième, nous ne dormons pas à proprement parler, mais sombrons dans une sorte de coma lorsque le soleil se lève au-dessus de l'horizon. Vous découvrirez de nombreux renseignements sur nos caractéristiques dans la catégorie Repères de ce journal.